Question migratoire européenne

 
Immigration et asile
 

Carte de l'immigration en Europe

 
Passeport

En 2015, 4,7 millions de personnes ont immigré au sein de l'Union européenne, soit presque un million de plus qu'en 2014 (3,8 millions). Mais que se cache-t-il derrière ce chiffre et comment ces immigrés sont-ils répartis ?

 

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En 2015, un total de 4,7 millions de personnes ont immigré dans l'un des 28 Etats membres de l'Union européenne, alors que 2,8 millions de personnes ont dans le même temps quitté l'un des pays de l'UE. Des chiffres qui prennent en compte les migrations entre les pays membres de l'UE : parmi ces 4,7 millions d'immigrés, seuls 2,4 millions proviennent de pays tiers extérieurs à l'Union européenne.

Avec 1 543 800 immigrés arrivés en 2015, l'Allemagne est le pays qui a accueilli le plus de personnes sur son territoire, suivie de la Grande-Bretagne (631 500), de la France (363 900), de l'Espagne (342 100) et de l'Italie (280 100). [...]

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Les pays européens restent loin de leur promesse d’aide au développement


Merkel se tourne vers l’Afrique pour répondre à la crise migratoire


 

 

Les Européens et la question migratoire

 

 

 
19/09/2016

Résumé :

La question de l'immigration n'a jamais été autant à l'agenda politique des démocraties européennes que depuis que la crise migratoire, sensible dès le début des années 2010, a explosé sous le coup de l'accentuation des flux de réfugiés syriens venant de Turquie et du Liban et de l'aggravation des conflits en Libye, en Érythrée, en Afghanistan et au Kurdistan. Cette crise, dans ses prémisses comme dans son épanouissement, semble avoir un effet sur l'opinion publique européenne ainsi que sur le renforcement politique et électoral des nationaux-populismes en Europe. [1]

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Quelle stratégie migratoire pour l'UE ?

le 08 Mars 2016 à 16:21
Synthèse par Yves Bertoncini et Yves Pascouau
 
Cette synthèse revient sur les principaux éléments du débat sur la stratégie migratoire de l’UE qui a eu lieu le 24 octobre 2015, lors du Comité européen d’orientation de l’Institut Jacques Delors. Il a été introduit par Enrico Letta, vice-président de l’Institut Jacques Delors et ancien Président du Conseil des ministres italien, Daniela Schwarzer, directrice du programme Europe au German Marshall Fund of the United States à Berlin et António Vitorino, président de l’Institut Jacques Delors.

Cette synthèse s'articule autour de 4 points :
1. Un agenda migratoire européen bouleversé à court et moyen termes ;
2. Les institutions européennes face au défi populiste et au défaut d’efficacité ;
3. Le rôle pivot de l’Allemagne ;
4. Une crise prévisible, mais surmontable au niveau européen.
 
 

 


Rapport Honeyball : Le Parlement européen s’inquiète du traitement des femmes migrantes

, par Aude Evrard-Debatte, Le Taurillon

 

Le 8 mars dernier, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le Parlement européen a mis les femmes migrantes à l’honneur en adoptant par 388 voix le rapport dit « Honeyball », du nom de sa rapporteuse, Mary Honeyball, eurodéputée britannique S&D. Ce rapport invite les Etats membres à prendre en compte la situation particulière des femmes réfugiées et demandeuses d’asile arrivant dans l’Union européenne. Décryptage.

Les femmes réfugiées font face à de nombreuses violences lors de leur périple et dans les camps de réfugiés. Le rapport Honeyball vise à les protéger et à garantir leurs droits. - European Commission DG ECHO (CC/Flickr).

Pourquoi un tel rapport ?

Que préconise le rapport ?

[...]une série de mesures ayant vocation à s’appliquer à tout moment du voyage des réfugiées : à leur arrivée sur le territoire, lors de leur transit dans les centres d’accueil ou de rétention, lors des procédures d’asile et enfin lors de leur intégration finale dans la société civile. Ce qui ressort particulièrement des 66 propositions Honeyball, c’est la volonté de garantir l’indépendance des femmes lors du processus, leur bien-être et leur sécurité effective.[...]

Sera-t-il suivi d’effets ?

Une adhésion à la convention d’Istanbul ?

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Les Européens face à la crise des migrants, octobre 2015

avec

 

Comment les opinions publiques européennes réagissent-elles à l’arrivée de migrants sur les côtes italiennes et grecques ? Quelles perceptions ont-elles du profil des migrants et de leur nombre ? Comment les citoyens des différents pays de l’Union européenne (UE) envisagent-ils les solutions mises en place par leur gouvernement ? Pour y répondre, la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS) ont confié à l’Ifop la réalisation d’une grande enquête d’opinion dans sept pays européens - France, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, Danemark, Grande-Bretagne –, menée auprès d’un échantillon de 1000 à 1100 personnes par pays.
Echantillon de 1000 personnes par pays : France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Pays-Bas et Danemark, âgée de 18 ans et plus.

La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée/niveau de revenus pour le Danemark) après stratification par région. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) du 16 au 22 septembre 2014.


Jeudi 10 décembre 2015, au Viaduc-Café, 43 avenue Daumesnil - 75012 Paris

Citoyennes pour l’Europe a invité

Pervenche Berès

Député européenne pour la circonscription Ile-de-France

Présidente de la délégation socialiste française

Membre de la commission des affaires économiques et monétaires

à débattre avec vous de :

Quelle politique migratoire digne de l’Europe ?

Quels défis à court, moyen et long termes ?

 

Même si l’immigration et l’asile restent des compétences en grande partie nationales, l’Union européenne prévoit une politique commune en  la matière.

Pour mettre en place une politique solide et soutenable, puisqu’il ne s’agit pas de prendre des décisions devant une crise considérée  comme momentanée ni par suite d'un amalgame avec les évènements du drame du 13 novembre,  quelles mesures de relocalisation décider, quels critères de tri appliquer dans les hotspots, au delà du statut de réfugié quelle protection subsidiaire ou temporelle……. ?

 

Avec l’eurodéputée Pervenche Bérès le 10 décembre 2015

Télécharger le compte-rendu (voir aussi ci-dessous)

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Compte-rendu de la rencontre par Françoise Greish

Députée européenne depuis 1994, actuellement présidente de la Délégation socialiste française au Parlement européen, Pervenche Bérès est rapporteur de la commission spéciale crise du Parlement européen ;

Membre titulaire de la commission des Affaires économiques et monétaires
Membre suppléante de la commission de l’Industrie, de la recherche et de l’énergie,
de la commission des Affaires constitutionnelles, de la Commission spéciale « TAXE » sur les rescrits fiscaux et autres mesures similaires par leur nature ou par leur effet.

Elle a présidé la Commission des affaires économiques et monétaires  de 2004 à 2009 et la Commission de l'emploi et des affaires sociales de 2009 à 2014

Membre suppléante de la Convention européenne en charge d’élaborer un projet de Constitution européenne (2002-2003) Vice-présidente de la délégation du Parlement européen à la Convention chargée de la rédaction de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (1999-2000)

 

L'Europe est aujourd'hui confrontée à de nouvelles difficultés, voire de nombreuses contradictions qui en font la cible d'attaques de diverses natures, de critiques violentes.                
Martine Méheut constate alors qu'une réflexion sur la construction européenne est plus que jamais nécessaire pour que l'Europe soit à la hauteur des multiples défis qu'une situation complexe et problématique  nous pose : fidèle à la cause qu'elle défend Citoyennes pour l'Europe s'engage  à faire entendre avec force la voix des femmes pour une Europe démocratique et solidaire !

 Dans le cadre de ses rencontres « Café-Citoyennes pour l'Europe »sous les voûtes restaurées du Café Le Viaduc (Paris XIIème), le 10 décembre 2015,  Citoyennes pour l'Europe accueille  Pervenche Bérès pour l'écouter répondre à la question  Quelle politique migratoire digne de l' Europe ? .

 

Ce qui suit est une synthèse reconstituée à partir de notes, non la transcription garantie des propos de Pervenche Bérès.

PB.:L'Europe est fréquemment accusée par les anti-européens d'être responsable de tout,  et les événements récents nous obligent à être  vigilants et exigeants ,  je dois par conséquent d'abord évoquer comme exemple une question qui illustre l'ambiguïté de nos rapports à l'Europe, celle du PNR   [1] : au nom de la protection des libertés individuelles il nous (les SD) a été difficile d'adhérer à ce texte, mais en même temps nous préférons soutenir le projet d'un PNR européen plutôt que national et ce texte a été voté après négociations.. Mais il reste quand même attentatoire aux libertés individuelles, et ce n'est pas le meilleur moyen de lutter contre le terrorisme !  il y en a beaucoup d'autres avant d'en arriver au PNR : par exemple l'échange des informations qui est bien plus nécessaire, même s'il est encore difficile à mettre en place… Mais le problème de l'équilibre entre libertés et sécurité est complexe ...

La question migratoire ?

Sur ce point on peut considérer que Kofi ANAN , dans son discours de réception du Prix Sakharov en 2004 a dit clairement l'essentiel : L'Europe a vocation à accueillir plus de migrants qu'elle ne le fait, pour des raisons à la fois démographiques – le boom africain – et d'équilibre économique ; et elle devait  se préparer de manière lucide et sereine à ouvrir ses portes, non seulement par générosité mais dans son propre intérêt, pour rénover sa force de travail comme pour réguler des tensions à ses bords qui se sont aujourd'hui sur-multipliées.

Face à cela nous devons avoir le courage de dire que nous avons un double manque d'Europe : d'abord dans notre incapacité à intervenir par exemple dans le conflit syrien : face à la montée de Daech l'Europe est inerte, absente, faute d'avoir su mettre en place et développer une politique étrangère et de défense commune ...  et dans notre manque de méthode pour traiter la question migratoire : la méthode de Jean Monnet, « les petits pas », « les chemins de traverse avant de tracer l 'autoroute» pose plus de difficultés qu'elle n'offre de solutions, qu' il s'agisse de l'union économique et monétaire ou  de la libre circulation des personnes : il nous faut apprendre à vivre ensemble,  mais cette méthode est incapable de créer des solidarités et l'on voir en Europe aujourd'hui des crispations nationales terribles qui nous rendent impuissants ! Il faut avoir le courage, un courage immense, dans un contexte gravement dégradé, d'être Européens car nous sommes au bord du précipice !

Mais revenons à la question de Schengen ;  la libre circulation des personnes devait se faire à ''petits pas'', quel prix on en paye aujourd'hui ! Je prends quelques exemples :  en fait, il aurait fallu en même temps mettre en place des gardes-frontières (Frontex est ici insuffisant, voyez ce qui se passe en Grèce dans la plus grande confusion) et uniformiser la question du droit d'asile :  en Allemagne  demander l'asile donne un permis de travail, en France non ! Ou encore : un Kosovar est en France considéré comme un migrant, en Allemagne comme un réfugié ! On voit les conséquences sur les flux migratoires, le choix des destination …   Enfin il manque une véritable politique de migration : Schengen permet la libre circulation des personnes mais aucune politique légale commune n'apparaît à l'échelle européenne. Et je dois dire mon inquiétude de Citoyenne Européenne consciente de la gravité de la situation,  face aux tensions actuelles, par la fermeture des frontières qui me renvoie à la formule de François Mitterrand : ''le nationalisme, c'est la guerre ! ''

 Mon message politique, c'est qu'il est nécessaire d'en revenir à l'essentiel de ce qu'est être Européen, il faut faire vivre ce continent auquel la France a apporté ses idées sur l'accueil des autres et l'enrichissement des rencontres, ce continent qui a connu des migrations impressionnantes qui ont fait sa richesse mais qui se laisse instrumentaliser en imaginant qu’exclure les migrants lui permettrait d'échapper à son déclassement économique, qui face à l'évolution brutale du monde a pour réflexe identitaire la tentation de se rattacher comme à une corde à des questions religieuses alors qu'il faut avec détermination faire vivre cette Europe qui est un creuset de culture et de valeurs, de solidarité !!

 

M.M. et la solidarité c'est ''le grand pas'' ! La parole est à la salle ...

Q. que peut-on attendre du Service Européen d'action extérieure 

R. Il a été créé autour de la Haute représentation [3], le Ministère des Affaires extérieures de l'UE, pour fournir diagnostics, analyses et préconisations … mais la construction en est longue et la Commission et le Conseil ne sont pas d' accord sur le rôle à lui donner ! Heureusement, Federica Mogherini est là, et elle joue un rôle qu'on n'avait pas prévu, comme on l'a constaté lorsqu'elle a donné sa place à l'Europe lors des négociations sur l'Ukraine !

Q.comment peut-on aujourd'hui parler de l'Europe ?

R.il faut dire la vérité ! L'Europe est encore et toujours le bouc émissaire ! Mais c'est parce que la France ne va pas bien, et le véritable problème ce n'est pas les migrants, c'est la peur individuelle et collective du déclassement,  et qui existe aussi en Grande-Bretagne. Et pour le résoudre, il faut réduire les inégalités … La crise  financière nous a montré que l'Europe n'est plus le centre du monde, mais elle reste riche, elle a inventé le consumérisme, elle pourra inventer de nouveaux modèles ...

Q.où l'Europe peut-elle retrouver du courage ?

R. le courage est en chacun de nous, il faut que les circonstances le révèlent ... La Commission européenne en mai, a pris l'initiative d'un « paquet-migration » qui est bon à court et long terme, avec une approche holistique ; mais les Etats-membres ont assez mal réagi, La France s'est dite opposée aux ''quotas'' (par lepenisation des esprits?) alors même que le mot n'est pas dans le texte de la Commission…  Angela Merkel n'a pratiquement rien dit sur la Syrie, mais elle s'est vivement émue de la construction d'un mur en Hongrie, comme si elle pouvait devenir un nouveau Kohl face au Mur ! Mais elle est bien seule …

Q. qui peut l'aider ?

R. François Hollande

Q.l'Afrique ?

R. dans les années 70, on avait décidé de consacrer 0,7 % du PIB à l'aide au développement, mais on n'a pas tenu cette promesse, et il y a toujours le ressac de la colonisation : l'avenir du continent africain est totalement à écrire … J.L. Borloo pourra-t-il réaliser son programme d'électrification du continent africain?

Q. l'Europe a plusieurs cercles ; le lien étroit entre A. Merkel et F. Hollande peut-il aider l'Europe à repartir, cercle après cercle ?

R. je ne crois pas à la théorie des cercles concentriques, mais on peut être pragmatique et essayer de satisfaire les Britanniques qui veulent rétrécir l'Europe, en arguant que l'Euro n'est pas la monnaie de l'Europe ; ils rêvent de se joindre aux Polonais pour faire un cercle de la zone non-euro. Faut-il les prendre au mot pour clarifier ce que l'on veutsur ce point en profitant de la dynamique franco-allemande ? La présence de la France sur le front de la politique extérieure de défense, le succès de la COP21, la demande allemande de solidarité peuvent permettre d'aller en ce sens.

Mais les Britanniques veulent 2 choses qui posent problème : une qui concerne l'euro, qu'on ne peut pas abandonner comme monnaie, et cela les Français le savent, l'Euro est ''la poutre faîtière'' de l'Europe, et les Allemands sont d'accord. L'autre concerne un délai de 4 ans avant que les migrants, installés, puissent bénéficier de prestations d'aide sociale . Il faut faire attention, car ce sont de redoutables négociateurs !!

Q. la migration va de pair avec l’esclavage, les députés européens le savent mais rien ne se passe ?

R. Les migrants se tournent vers l'Europe comme vers une terre promise, comment leur dire ce qui les attend comme déceptions, malgré les générosités qui se manifestent ?

Pour les cas d'esclavage, je n'en ai pas connaissance … Merci de me faire parvenir des informations car le Parlement doit réagir si des faits sont avérés.


Nous voici au terme de cette rencontre qui  m'a permis de retrouver auprès de vous de la force pour continuer à porter une parole nécessaire et nous mobiliser sur des enjeux essentiels, relever les défis parfois difficiles pour continuer à faire vivre en Europe la démocratie et la solidarité.

 

[1] [Les données des dossiers passagers (ou PNR, Passenger Name Record) sont des données personnelles relevant tous les détails  pour des passagers voyageant ensemble. Les USA, Canada, Australie, GB se sont dotés d'un tel système. Après des années de controverses et l'abandon en 2014 d'un tel projet en Europe, la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) du Parlement européen a voté en faveur d'un tel fichier pour l'UE, à une courte majorité (32 pour, 26 contre), le 15/07/2015 ; mais l' échange entre États de ces données, ainsi que leur utilisation, pose pour la Cnil et son homologue européen, le G29, certains problèmes quant au respect de la vie privée. L'échange de ces données avec les USA pose en particulier des problèmes, ces données étant bien moins protégées par la législation américaine que dans les États de l'UE. Ndlr ]

[2]  lien pour le discours de Kofi Annan

[3]Le traité de Lisbonne prévoit que "dans l'accomplissement de son mandat, le haut représentant s'appuie sur un service européen pour l'action extérieure (SEAE)" (article 27 § 3 TUE). Par l'instauration de ce service diplomatique, l'Union européenne entend parler d’une seule voix et espère acquérir une véritable présence sur la scène internationale. Depuis le début de l'année 2011, le SEAE constitue donc le service diplomatique de l'Union européenne, à la fois à Bruxelles et à l'étranger. Il a pour mission principale d'aider le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (aujourd'hui Federica Mogherini) à veiller à la cohérence et à la coordination de l'action extérieure de l'Union européenne, mais également à élaborer des propositions relatives à la politique à mener et à les mettre en oeuvre après leur approbation par le Conseil européen. Le texte de la décision prévoit que "le recrutement au sein du SEAE est fondé sur le mérite tout en veillant à assurer un équilibre adéquat tant géographique qu'entre les hommes et les femmes. Le personnel du SEAE compte un nombre significatif de ressortissants de tous les États membres".Le SEAE siège à Bruxelles.

 

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Par Serge Guillon, 2/12/2015

DOSSIER SUR LES MIGRATIONS EN EUROPE

 

SOMMAIRE DU DOSSIER

SUR LES MIGRATIONS EN EUROPE

 

 

Document n°1 : Quelques définitions

Document n°2 : Migrant, réfugié, quelles différences ?

Document n°3 : Les données d’Eurostat sur les migrations en Europe

Document n°4 : Les articles 77 à 80 du traité sur le fonctionnement de l’Union              européenne relatifs à la politique migratoire

Document n°5 : Qu’est-ce que le RAEC ?

Document n°6 : Les données d’Eurostat sur les demandes d’asile en Europe

Document n°7 : Conseil JAI extraordinaire du 22 septembre 2015 : Les ministres adoptent à la majorité qualifiée le mécanisme provisoire pour une relocalisation d’urgence de 120 000 personnes

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Migration1 is not the real problem

Hartmut Marhold, November 25 2015,CIFE Policy Paper N°25

  • Media driven perception
  • Politician's reaction
  • The real big problem, revealed by immigration, is us
  • Recommendations

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20 nov 2015 - 09:58

Langues : English, Deutsch

L'immigration représente une opportunité pour les pays riches, estime Philip Schellekens, auteur d'un rapport sur la démographie pour la Banque mondiale.

Philip Schellekens est premier économiste au sein du groupe de la Banque mondiale. Il est l'auteur du rapport de suivi mondial pour 2015 et 2016.

  • Pour ce rapport de suivi mondial 2015/2016, sur la démographie ?
  • Vous avez souligné que la démographie peut être un véhicule de développement, si les politiques adéquates sont mises en place.
  • La crise de l'immigration qui frappe l'Europe pourrait-elle donc être perçue comme une aubaine ?
 

« Schengen est mort ? Vive Schengen !»

LE MONDE | • Mis à jour le

Jacques Delors (Président fondateur de l’Institut Jacques Delors) et Antonio Vitorino (Président de l’Institut Jacques Delors)

L’afflux massif de demandeurs d’asile vers l’Union européenne suscite une solidarité bienvenue, vis-à-vis des réfugiés et entre Etats, mais aussi des interrogations majeures quant à notre capacité à assurer le contrôle effectif de nos frontières extérieures, désormais communes.

Nous appelons les chefs d’Etat et de gouvernement à prendre la mesure de cet afflux sans précédent sur la base d’une vision politique claire  : les réfugiés sont des victimes, non des menaces, et les Européens sont suffisamment forts pour relever dans la durée le défi de leur accueil et de leur intégration.

Nous les appelons à amplifier leur aide aux pays qui accueillent aujourd’hui la plupart des demandeurs d’asile syriens (Turquie, Jordanie et Liban), pour permettre à ces derniers de demeurer dans leur région d’origine. Nous les appelons aussi à renforcer les contrôles à nos frontières, en intensifiant notamment la lutte contre les réseaux de passeurs et la criminalité organisée, et donc les échanges entre services de police et de renseignement.[...]

  • Rétablir les contrôles aux frontières est très coûteux

  • Des réponses européennes pour être efficace 

  Lire l'article

L’Institut Jacques Delors est le think tank européen fondé en 1996 par l’ancien président de la Commission européenne, sous le nom de Notre Europe.


 

 
20 oct 2015 - 08:57

Danièle Lamarque: « Les politiques
migratoires et de développement
doivent être liées »

L'aide au développement de l'Union européenne doit s'adapter à de nouveaux défis, tels que la crise migratoire, la lutte contre le réchauffement climatique mais aussi l'arrivée de nouveaux acteurs tels que la Chine ou l'Inde, selon Danièle Lamarque. 

Danièle Lamarque siège à la Cour européenne des auditeurs depuis 2014. Elle siège dans la chambre de l’action extérieure. 

  • Vous êtes membre française de la Cour des comptes européenne, quelles sont vos priorités et vos missions au sein de cette autorité de surveillance?
  • En quoi consiste votre travail au sein de la Cour des comptes européenne ?
  • La question migratoire devenue centrale dans les choix de coopération internationale.
  • La question du changement climatique domine également l’agenda de la politique de développement. Cette dimension est-elle prise en compte dans l’aide européenne ?
  • L’UE est un des principaux donateurs d’aide au développement. Quel bilan tirez-vous de cette politique ?
  • Comment s’assurer d’une meilleure efficacité de l’aide ?

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L’asile, un naufrage européen

LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par

 

L’asile est pourtant né, il y a plus de deux mille ans, dans le bassin méditerranéen. Introduit dans la langue française au XIVsiècle, le mot vient du grec asulon, qui désigne les espaces inviolables. Pendant l’Antiquité, les Grecs mais aussi les Hébreux accueillent, le plus souvent dans des temples, des hommes poursuivis par leurs ennemis, parfois même des meurtriers. La tradition se poursuit au début de l’ère chrétienne : en 511, le concile d’Orléans codifie ce principe d’immunité au nom de la charité. Cette belle idée est cependant enterrée au XVIe siècle par François Ier  : en 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts supprime l’asile en matière civile et le subordonne à l’accord d’un juge en matière pénale.[...]

« Après la seconde guerre mondiale, l’Europe porte l’idée du passeport Nansen sur la scène internationale avec la convention de Genève de 1951 »
Olivier Clochard, géographe [...]

 

Fridtjof Nansen (deuxième à partir de la droite), créateur du passeport Nansen, en 1922, permettant aux réfugiés apatrides de voyager. Ici, en compagnie de réfugiés grecs. KEYSTONE-FRANCE / KEYSTONE-FRANCE

 

Les trois principaux pays d’accueil sont situés en Asie ou au Proche-Orient

La première victime de cette crise est le règlement de Dublin

Absurdité du système

« Une mosaïque de régimes d’asile nationaux »

L’harmonisation de l’asile est loin d’être achevée

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 L'Europe du Centre-Est à la lumière de la crise des migrants,

Telos, Jacques Rupnik, 28 septembre 2015

 

Le courroux des pays d'Europe de l'Est est à la hauteur de leur désarroi.

Au-delà des discours souverrainistes, quels sont les éléments à prendre en compte dans la perception de ces pays sur les quotas décidées par Bruxelles ?

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« Un nouveau Munich », « La fin de la souveraineté nationale, « Ne pas céder au chantage » de l’UE,  c’est par de tels titres qu’une bonne partie des médias tchèques, slovaques, hongrois ou polonais ont accueilli la décision du dernier conseil européen du 22-23 septembre imposant un système de quotas pour la répartition des migrants arrivant en Europe.

Le courroux des  pays d’Europe du Centre-Est est à la hauteur de leur désarroi face à la vague migratoire et du sentiment que les décisions prises à Bruxelles (en fait par la chancelière allemande) ignorent leur point de vue.

- See more at: http://www.telos-eu.com/fr/europe/leurope-du-centre-est-a-la-lumiere-de-la-crise-des.html#sthash.vCEnMZWu.dpuf

« Un nouveau Munich », « La fin de la souveraineté nationale, « Ne pas céder au chantage » de l’UE,  c’est par de tels titres qu’une bonne partie des médias tchèques, slovaques, hongrois ou polonais ont accueilli la décision du dernier conseil européen du 22-23 septembre imposant un système de quotas pour la répartition des migrants arrivant en Europe.

Le courroux des  pays d’Europe du Centre-Est est à la hauteur de leur désarroi face à la vague migratoire et du sentiment que les décisions prises à Bruxelles (en fait par la chancelière allemande) ignorent leur point de vue.

- See more at: http://www.telos-eu.com/fr/europe/leurope-du-centre-est-a-la-lumiere-de-la-crise-des.html#sthash.vCEnMZWu.dpuf

Jacques Rupnik Directeur de recherche au CERI (Sciences Po) -


Pour en finir avec les mascarades étatiques

, par Marion Larché

Les réponses étatiques à la crise des réfugiés ne suffiront pas à résoudre de manière satisfaisante cette crise humanitaire qui se déroule sous nos yeux. Seule une Europe plus unie et plus forte parviendra à endiguer ces maux. Seule une Europe humaniste et responsable peut agir !

Photo : Gustave Deghilage

L’horreur a atteint son paroxysme. La réalité a enfin heurté la conscience de certains qui découvrent, avec stupeur, que des enfants syriens meurent chaque semaine en tentant de rejoindre nos côtes.

Il aura donc fallu une photo, cette photo, pour heurter, alerter et sensibiliser la classe politique et l’opinion publique. Pourtant, le processus de responsabilisation et d’action politique reste, lui,

au point mort. Pire encore, la mascarade politicienne s’invite, accompagnée d’une certaine dose de culpabilisation, de honte et de vacillement démagogique à la table des humanistes et des défenseurs de la cause des réfugiés.

La lettre commune envoyée par la chancelière Angela Merkel et le président François Hollande aux autorités européennes, débute ainsi « l’afflux de migrants est un grand défi pour l’Europe ». Si j’en étais la destinataire, je répondrais qu’il ne s’agit pas d’un défi ou d’un challenge auquel nous sommes confrontés, nous, le peuple d’Europe. Il s’agit d’une responsabilité européenne. Lire la suite 


« Loi sur le droit des étrangers : des dispositions favorables à l’insertion, une vigilance à avoir sur son application, la nécessité d’une stratégie nationale et européenne efficace et juste » par Marietta KARAMANLI, samedi 12 septembre 2015

samedi 12 septembre 2015

Le 20 juillet 2015 je suis intervenue en séance publique dans la discussion du projet de loi relatif aux droits des étrangers afin de faire part du point de vue de la commission des affaires européennes dont je suis la Vice-présidente et pour laquelle j’avais rapporté sur le projet de loi.
Mes principales observations ont porté sur les points positifs du projet qui visent à mieux prendre en compte la parcours de l’étranger en France en posant le principe d’une carte de séjour pluriannuelle et à accompagner les étrangers qualifiés qui entendent venir temporairement dans notre pays.
J’ai fait part des interrogations que pouvaient susciter la nécessité que l’étranger puisse rapporter à chaque moment la validité des motifs et conditions de son entrée sur le territoire national. lire la suite


« Politique d’asile en Europe :

comment répondre aux défis venant de la Méditerranée ? »,

FONDATION ROBERT SCHUMAN / QUESTION D’EUROPE N°365 / 7 SEPTEMBRE 2015 Question d’Europen°365, 7 septembre 2015, Vincent Cochetel

Résumé :
Le 8 juillet 2015, le groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe, organisé par le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des Affaires étrangères (MAE) et le Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, s'est réuni afin d’échanger sur la politique d’asile en Europe, autour de Vincent Cochetel, directeur du Bureau pour l’Europe du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Vincent Cochetel a développé une analyse des différentes formes de la crise actuelle en Europe : une crise liée à un afflux massif de réfugiés sur l’Europe, une crise de responsabilité et de solidarité entre les Etats, une crise de confiance, une crise de valeur, etc. Selon lui, la crise dans laquelle est plongée l’Europe est profondément politique : elle met en jeu les valeurs de solidarité et de confiance entre les Etats membres de l’Union européenne.

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Bruxelles2 Le premier webnews francophone sur l’Europe politique. Crises, Affaires étrangères, Défense, Economie, Pouvoirs

Les 5 leurres de l’Europe sur la crise des migrants, devenue crise des réfugiés

 

Un camp de toiles accueillant les réfugiés syriens en Jordanie (Crédit : HCR)

(B2) La crise actuelle des réfugiés était une crise plus que prévisible, depuis des mois, voire des années durant. Mais « les Européens » (voir encadré) se sont mis des oeillères devant les yeux, s’abritant derrière une série de leurres, pour ne pas devoir se confronter trop tôt à une crise qui leur « pète à la figure » et aboutit aujourd’hui à un réveil d’autant plus douloureux qu’il est tardif.

1° « Ce sont des migrants »

2° « Il n’y a qu’à renvoyer les migrants chez eux

3° « Il faut une solution politique en Syrie »

4° « Aux pays voisins d’accueillir les Syriens, il faut les aider« .

5° « Ce n’est pas un problème européen, c’est aux Etats concernés d’agir »

Au final, une logique similaire à la crise financière : une absence de vision politique

 

 

 

Un camp de toiles accueillant les réfugiés syriens
en Jordanie (Crédit : HCR)
 
 
Le flux des réfugiés syriens ne faiblit pas (source : HCR aout 2015)
 
 
 
 
 
 
 
Les chiffres d’accueil des réfugiés syriens en Europe
(source : HCR, avril 2011 à 2015)
Lire l'article

04/06/2015 - 10:38

 

Juncker défend bec et ongles son agenda migratoire face aux États membres

L'exécutif européen ne changera pas d'avis sur ses propositions pour répartir plus équitablement les demandeurs d'asile en UE, malgré l'opposition de certains États membres, a prévenu Jean-Claude Juncker lors des Journées européennes du développement. Lire la suite de l'article

 


 

nouvelles et analyses humanitaires,

Quel avenir pour les plans de l’UE en matière de migration ?

OXFORD, 1 juin 2015 (IRIN) - La Commission européenne a précisé ses plans pour maîtriser les niveaux record de migration irrégulière atteignant les côtes de l’Union européenne (UE), mais certaines questions restent en suspens : comment, quand et dans quelle mesure les propositions vont-elles être appliquées ?

 

 

Aperçu des principaux enjeux et des obstacles potentiels :

Programme de réinstallation

Relocalisation des demandeurs d’asile arrivés par la Grèce et l’Italie
Action militaire contre les passeurs

 

 


La forteresse européenne

, par Morgane Quemener

 

Toutes les versions de cet article : [English] [français]

Les naufrages de migrants, catastrophes répétées, remettent en cause la capacité de la politique migratoire européenne à secourir les migrants clandestins aux portes de l’Europe et à faire valoir leurs droits. Alors qu’elle fut pendant longtemps une terre d’émigration, l’Europe doit aujourd’hui relever le défi d’un afflux massif de populations en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient, sur lesquelles elle exerce un fort pouvoir d’attraction. Lire la suite de l'article

 

Dimitris Avramopoulos, commissaire aux Affaires intérieures, doit proposer aujourd’hui au Conseil des mesures pour réorienter la politique migratoire de l’Union européenne après les drames du mois dernier et face à l’afflux constant de migrants. Des quotas de répartition des réfugiés par Etats membres sont évoqués et font déjà grincer des dents certains chefs d’Etat et de gouvernement. - © European Union 2014 - European Parliament 


Jean-Claude Juncker critique les mesures européennes contre les naufrages en Méditerranée,

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

"La charge la plus sérieuse est venue du président de la Commission européenne lui-même. En français et en allemand, Jean-Claude Juncker a étrillé mercredi 29 avril devant le Parlement européen réuni à Strasbourg les décisions prises par les chefs d’Etat et de gouvernement, jeudi 23 avril, en réponse au terrible naufrage en Méditerranée, qui avait fait plus de 800 morts le dimanche précédent. « La réponse a été immédiate mais pas suffisante », a expliqué M. Juncker devant les eurodéputés à Strasbourg, lors d’une séance extraordinaire très attendue."

 lire la suite de l'article 


Les 28 adoptent un accord au rabais sur la crise humanitaire en Méditerranée

, le taurillon, par Hervé Moritz

 

Hier, jeudi 23 avril à Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernements se sont réunis pour définir des mesures d’urgence sur le sort des migrants qui traversent la Méditerranée à la suite du naufrage d’un chalutier, dans la nuit de samedi à dimanche, en pleine mer qui a fait plus de 800 morts, la plus grande catastrophe de ce type depuis plusieurs années. Alors que le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés parlait « une hécatombe jamais vue en Méditerranée », prenant la mesure de la catastrophe, les décisions prises hier à Bruxelles ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, et dénote avec les drames humains en Méditerranée que les télévisions du monde entier nous révèle jour après jour. Un accord au rabais, qui ne suffira pas à endiguer cette crise humanitaire.

 

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