Pourquoi les femmes croient en l'Europe

Lancement chaîne youtube  ( 14 janvier )
 

Martine Méheut : « Pourquoi les femmes croient en l’Europe ? »

 

L’association Citoyennes pour l’Europe est à l’initiative d’une série d’interviews de femmes françaises engagées dans des activités à dimension européenne. Martine Méheut, présidente de l’association, explique la raison de ces témoignages : incarner l’Europe de manière concrète, lui donner « du goût » .
Cette initiative citoyenne est soutenue par le groupe de médias TF1, qui s’engage auprès des associations qui favorisent la cohésion sociale dans notre pays.  Les interviews ont été réalisés par Catherine Verger et Anthony Manet.  

 

 

Tags 
Citoyennes pour l’Europe ; témoignages ; femmes ; engagées ; Martine Meheut ; Europe, concret ; TF1, soutien
  

Martine Méheut : Préparer les élections européennes de 2019

Les élections du parlement européen auront lieu en mai 2019. L’association Citoyennes pour l’Europe anticipe cette élection, en commençant dès 2018 à mobiliser les femmes françaises. Objectif : qu’elles soient plus nombreuses à participer au scrutin.
Tags
Citoyennes pour l’Europe ; élections 2019 ; parlement européen; rassembler ; mobiliser ; Martine Méheut ;  

 


Parlement européen : pourquoi aller voter en 2019 ?  


Une dizaine de femmes françaises, toutes générations confondues, résument en quelques mots pourquoi elles iront voter aux élections européennes de 2019. Ces femmes ont été sollicitées par l’association « Citoyennes pour l’Europe » pour faire passer un message personnel auprès des électrices. La mobilisation est nécessaire pour cette élection puisque les femmes ont tendance à voter moins que les hommes : - 11 % en 2014. 
Tags
Citoyennes pour l’Europe ; élections 2019 ; parlement européen ; votez ; motivation ; ……………

 

 

 

Nicole Gnesotto : " La défense à l’origine de mon engagement européen"  

Nicole Gnesotto est la présidente de l’IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale et de la chaire Europe du CNAM de Paris, le Conservatoire national des Arts et Métiers. Son expérience d’experte en dossiers de défense et de stratégie l’a amenée à s’engager pour l’Europe. Elle regrette que l’univers des militaires en France soit encore trop masculin. Elle appelle les femmes à veiller à ce que leurs droits ne régressent pas en Europe. 
Tags

Nicole Gnesotto ; IHEDN ; Europe ; défense ; militaires ; droits des femmes; Citoyennes pour l’Europe  

 

Ariane Forgues : " L’Europe vaut bien un tour de France "  

Ariane Forgues est la créatrice du blog « Deseuropeetdeshommes ». Titulaire d’un master en affaires européennes, elle a réalisé entre l’hiver 2016 et le printemps 2017, un tour de France. En 6 mois, elle a rencontré 5000 personnes et écouté leurs propositions pour améliorer l’Europe. Elle constate que les préjugés sur l’Europe sont nombreux mais que la discussion fait changer les points de vue. Ariane Forgues devrait publier un livre sur son expérience, réalisé avec son compagnon Baptiste Enaud.

Tags

Ariane Forgues ; Deseuropeetdeshommes ; tour de France ; propositions, améliorer l’Europe ; Baptiste Enaud ; Citoyennes pour l’Europe
 

Claudine  Hermann : " L’Europe et les femmes scientifiques "

Claudine Herman est Présidente d'honneur de l'association Femmes et Sciences, qu'elle a cofondée en 2000. Elle est également active au sein de la Plateforme européenne des femmes scientifiques (EPWS): aide aux financements, promotion de la carrière, parité … L’Europe donne l’impulsion aux Etats pour qu’ils soutiennent les femmes scientifiques.
Tags

Claudine Hermann ; EPWS ; femmes scientifiques ; plateforme européenne ; soutien ; Citoyennes pour l’Europe    

 

Michèle Guyot-Roze " Hippocrène et les jeunes Européens "

Michèle Guyot-Roze est la vice-Présidente de la Fondation Hippocrène, créée par son père Jean Guyot. Cette fondation soutient financièrement les projets d’échanges européens entre jeunes, dans les domaines de la culture et de l’éducation. La Fondation est associée à l’Education nationale pour des prix annuels décernés aux établissements scolaires. Récompenser une école primaire rurale des Hauts de France, c’est inciter tout le village à parler d’Europe, constate Michèle Guyot-Roze.
Tags 
Michèle Guyot-Roze ; Fondation Hippocrène ; jeunes européens ; culture ; éducation ;
Prix Hippocrène ; Citoyennes pour l’Europe  

 

Raphaëla Kitson-Pantano  "Pas de frontières entre scientifiques européens"  
Raphaëla Kitson-Pantano est vice-Présidente d’ESOF, organisme européen de promotion de la science et de la technologie. Engagée pour l’Europe dans le milieu scientifique, elle encourage les femmes à s’engager elles aussi dans des activités militantes européennes. C’est compatible, dit-elle avec une vie professionnelle et une vie privée. 

Tags

Raphaëla Kitson-Pantano ; ESOF ; science et technologie ; militer ; Europe ; femmes ; Citoyennes pour l’Europe   


Catherine Lalumière " L’Europe, un projet magnifique ! "  

Catherine Lalumière, l’actuelle Présidente de la Maison de l’Europe de Paris, a exercé de nombreuses fonctions dans les institutions européennes, notamment le secrétariat général du Conseil de l’Europe. Les valeurs portées par l’Europe comme la liberté et la démocratie devraient, pense-t-elle, inciter les femmes à s’intéresser au projet européen.  

Tags
Catherine Lalumière ; Conseil de l’Europe, maison de l’Europe de Paris ; valeurs ; projet européen ; Citoyennes pour l’Europe   


Marie-Laure Crogennec  “ L’école initie les enfants à l’Europe ”
Marie-Laure Crogennec est enseignante dans une école primaire de Guipavas en Bretagne. Elle mène des projets scolaires européens tous les ans - décorations de Noël, participation au prix Hippocrène - Les enfants sont de bons vecteurs pour faire progresser l’idée de l’Europe dans leur propre famille.
Tags
Marie-Laure Croguennec ; enseignante ; Guipavas ; échanges européens ; enfants ; famille ; Citoyennes pour l’Europe

 

Marie-Hélène Caillol  "Anticiper la gouvernance  européenne"

La Présidente de l’association des Amis de Franck Bianchéri préside aussi le Laboratoire européen d’anticipation politique - LEAP - un think-tank européen indépendant qui réfléchit à la gouvernance européenne.

Tags

Marie-Hèlène Caillol ; association Franck Biancheri ; LEAP ; anticipation politique ; gouvernance européenne ; idées nouvelles ; Citoyennes pour l’Europe  



Virginie Cardoso et Chloé Lorenzo  " Une voix pour l’Europe "   

Ces deux jeunes diplômées européennes ont créé, début 2017, le blog : « Une voix pour l’Europe ». Elles concrétisent ainsi l’une et l’autre leur engagement européen, qui s’est révélé pendant leurs études universitaires. Virginie et Chloe trouvent les femmes européennes inspirantes. Dans leur série
« Femin’histoire », elles rendent hommage aussi bien aux femmes contemporaines qu’aux pionnières du siècle dernier.

Tags

Virginie Cardoso ; Chloe Lorenzo ; blog ; Une voix pour l’Europe ; Fémin’histoire ; engagement européen ; Citoyennes pour l’Europe  

 

Laurence Aubron  Euradionantes : " Sensibiliser à l’Europe par la radio " 

Laurence Aubron est la directrice d’Euradionantes, une radio européenne créée à Nantes en 2005 après le référendum sur le traité constitutionnel européen. La radio forme notamment de jeunes Européens au métier de journaliste. Laurence Aubron encourage les femmes à s’informer sur les programmes européens, pour mieux défendre leurs droits.

Tags 
Laurence Aubron ; Euradionantes ; radio européenne ; Nantes ; journaliste ; information ; jeunes Européens ; droits des femmes ; engagement , Citoyennes pour l’Europe

 

Fanny Cohen  «  Citoyennes pour l’Europe à Berlin » 

Fanny Cohen a créé en 2016 avec un petit groupe d’amies, une antenne de l’association Citoyennes pour l’Europe à Berlin : « Bürgerinnen für Europa ».Trois débats ont déjà eu lieu avec des invités franco allemands. Les thèmes choisis : les femmes politiques, les femmes artistes, la santé. L’association de Fanny Cohen est soutenue à Berlin par l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ).   

Tags
Fanny Cohen ; Bürgerinnen für Europa ; Berlin ; Citoyennes pour l’Europe ; débats ; franco-allemand ; OFAJ ;   

 

Magali Lafourcade :" Pour les Droits de l’homme "

Magali Lafourcade est magistrate, Secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) et senior expert pour l’Agence européenne des droits de l’homme.

Elle travaille en concertation avec ses homologues européens pour la protection des droits et des libertés des citoyens. Inquiète devant la montée des populismes, elle suggère aux femmes de se mobiliser pour être mieux représentées au Parlement européen.  

Tags
Magali Lafourcade ; droits de l’homme ; CNCDH ; parlement européen ; populisme ; Europe ; crise ; femmes ; engagement ; Citoyennes pour l’Europe ;

 

 

 

                23 janvier 2018

 

les interviews 

 


Martine Méheut : Les ambassadrices de l'Europe

 

L’association Citoyennes pour l’Europe est à l’initiative d’une série d’interviews de femmes françaises, engagées dans des activités à dimension européenne. Martine Méheut, Présidente de l’association, souhaite que ces "ambassadrices de l'Europe " entraînent d'autres femmes à s'intéresser aux prochaines élections européennes.

Les interviews ont été réalisées par Catherine Verger et Anthony Manet.

L’initiative est soutenue par le groupe de médias TF1, au titre de son engagement auprès des associations qui favorisent la cohésion sociale, qu'il en soit ici remercié vivement !

 

Nous avons eu l'idée de ces interviews parce que nous n'entendons pas les femmes. Personne ne les entend ou très peu. Et donc il faut absolument savoir ce qu'elles attendent de l'Europe .Non seulement ce qu'elles en attendent mais pourquoi elles y croient On leur a demandé pourquoi elles s’engageaient. Et comment elles ont l'intention d'agir pour préparer les élections européennes de 2019 .Ce qui manque à l'Europe, c'est de la chair, comme aime à le dire Martine Méheut L'Europe pour la majorité des gens, c'est une idée, ce sont des piles de règlements. Le but de ces interviews est de montrer que l'Europe c'est autre chose. C’est vivant, ça a du goût. C'est ce que montrent ces femmes : le goût de l'Europe. L'Europe a du goût !

Virginie Cardoso et Chloé Lorenzo : Deux voix pour l’Europe

Virginie Cardoso et Chloé Lorenzo, deux jeunes diplômées européennes, ont créé début 2017, le blog : « Une voix pour l’Europe". Elles concrétisent ainsi un engagement européen qui s’est révélé pendant leurs études universitaires. Virginie et Chloé trouvent les femmes européennes inspirantes. Dans leur série « Femin’histoire », elles rendent hommage aussi bien aux femmes contemporaines qu’aux pionnières du siècle dernier.

 

Virginie
Ma révélation européenne comme j'aime bien l’appeler, je l'ai eue en 2013, lorsque je suis partie en programme Erasmus pendant un an. En Allemagne, dans la ville de Brême. Et c'est donc véritablement loin de chez moi en Allemagne que j'ai découvert que les échanges interculturels m'intéressaient grandement et que je voulais vivre au quotidien avec des personnes de différentes nationalités. Ensuite j'ai intégré un Master Affaires européennes à la Sorbonne, pour préciser mon engagement.

Chloé
Ma sensibilité européenne est née quand j’étais très jeune. C’est mon grand-père qui me l'a transmise. Il avait connu la guerre. Il m'a toujours expliqué que l'Europe, c'était une histoire de paix avant tout et c’est quelque chose  qui m’a poursuivi toute ma vie. C'est pour cela que j'ai choisi le Master Affaires européennes de la Sorbonne. Il concrétisait deux choses.  La volonté de pouvoir parler plusieurs langues. Et de connaître le fonctionnement de l'Union européenne pour être capable de l'expliquer à mon tour.

Virginie

En février 2017, j'ai créé avec Chloé le blog “Voix d'Europe “. Nous publions à la fois des articles sur la politique, l'économie, les grands sujets de société,  la culture et les sciences pour rendre l'Europe

plus visible et plus compréhensible

Chloé
Nous voulons faire connaître l'Europe que nous connaissons nous, la faire aimer et si nous arrivons à convaincre les Européens que l'Europe ce n'est pas quelque chose de diffus, on aura réussi notre pari

Virginie
Selon moi, faire progresser l'Europe c'est aussi faire progresser le droit des femmes. Je crois qu’elles doivent continuer à se battre pour des droits qui ne sont pas acquis en Europe comme le droit à l’avortement .Il faudrait qu'elles s'engagent encore plus, pour qu'il y ait un droit européen à l'avortement. Ce serait un grand chantier mais ce serait une grande avancée

Chloé
Faire progresser l'idée de l’Europe auprès des femmes, cela concerne d’abord les femmes elles-mêmes.  Il faut  qu'elles prennent conscience qu'elles sont capables de faire autant de  choses que les hommes et par exemple qu’elles s’inspirent de modèles de femmes européennes comme Margrethe Vestager, Cecilia Malmström ou Mariya Gabriel. Ou même Simone Veil , des modèles de femmes  inspiratrices et qui peuvent nous aider à faire avancer l'Europe, petit à petit , à force de ténacité .Si elles ont réussi alors tout le monde peut s'engager ! Même si leur  destin ne sera pas le même, si l'engagement n’est pas le même s’il est plus modeste …A petits pas … on obtiendra un phénomène boule de neige .

Ariane Forgues : "L’Europe vaut bien un tour de France"


Ariane Forgues est la créatrice du blog « Des Europe et des hommes ». Titulaire d’un master en affaires européennes, elle a réalisé entre l’hiver 2016 et le printemps 2017, un tour de France. En 6 mois, elle a rencontré 5000 personnes et écouté leurs propositions pour améliorer l’Europe. Elle constate que les préjugés sur l’Europe sont nombreux mais que la discussion fait changer les points de vue. Ariane Forgues devrait publier un livre sur son initiative, réalisée avec son ami Baptiste Enaud.

 

J'ai grandi à l'étranger. Les 10 premières années de ma vie, j’ai vécu en Afrique de l'Ouest et à Hong-Kong. J'ai vraiment ressenti l'unité européenne en venant vivre en Europe. En Pologne, en République tchèque puis en France. J'ai compris le lien culturel qui unissait ces différents pays européens, en faisant la comparaison avec les pays où j'avais vécu avant. Donc c'est mon expérience personnelle qui m'a donné cette évidence européenne. J'ai fait un master en affaires européennes à Paris et à Londres. J’ai enchaîné avec la création de l’association « Des Europe et des hommes». Mon projet était un voyage de 6 mois à travers toute la France. Un tour de France pour recueillir les propositions des gens dans la rue pour améliorer l’Europe. On leur demandait : « Selon vous,  comment améliorer l'Europe ? » On a interrogé à peu près 5000 personnes dans 302 villes de France entre octobre 2016 et avril 2017. Le but était de recueillir ces propositions, de les mettre en avant pour montrer ce que les Français attendent pour l’Europe et de l'Europe. Pendant ce tour de France,  une bonne partie des Françaises rencontrées, se disaient intéressées par les enjeux sociaux .Elles avaient moins de propositions concernant les enjeux économiques. Et beaucoup plus sur des enjeux éducatifs et culturels. Il y a aussi une vraie demande de connaissance pour approfondir le vivre-ensemble. Mieux connaître les autres peuples européens… C'est une demande qui a été plus souvent exprimée par les femmes que par les hommes. Et les gens attendent vraiment cette occasion de parler d'Europe, même si c'est pour en parler de façon négative au début ou même ensuite. Ils attendent vraiment cette occasion et ils sont vraiment ravis de parler d'Europe. D'avoir enfin la possibilité d'en débattre. Il est très rare que l'on nous ait dit : «Désolé, ça ne m’intéresse pas, au revoir ! » C'est très rassurant et il y a énormément d’optimisme et d’espoir pour le futur de la construction européenne. Et les gens attendent juste qu'on les écoute et qu'on les implique dans ce projet.

 

Michèle Guyot-Roze : " Hippocrène soutient les jeunes Européens "

 

Michèle Guyot-Roze est la vice-présidente de la Fondation Hippocrène, créée par son père Jean Guyot. Cette fondation soutient financièrement les projets d’échanges européens entre jeunes, dans les domaines de la culture et de l’éducation. La Fondation est aussi associée à l’Education nationale pour des prix annuels décernés aux établissements scolaires. Récompenser une école primaire rurale des Hauts de France, c’est inciter tout le village à parler d’Europe, constate Michèle Guyot-Roze.

 

Mon engagement européen vient de mes parents. Singulièrement de mon père qui au début de sa vie professionnelle a eu d’abord occasion de travailler Dans le cabinet de Robert Schuman puis ensuite avec Jean Monnet Qui lui a demandé De le rejoindre à Luxembourg et d'être le premier directeur financier de la CECA La Communauté européenne du charbon et de l'acier Et nous les enfants nous nous sommes retrouvés Dans une école qui avait été faite de bric et de broc Où il y avait des enfants Français Néerlandais  Allemands Belges
Actuellement je suis vice-présidente de la Fondation Hippocrène C'est une fondation européenne qui permet a des jeunes de différents pays d'Europe de se rencontrer Et de réaliser quelque chose ensemble .Dans des domaines comme l'art contemporain La musique la danse le cinéma e t dans l'éducation
Cette année le Grand Prix du prix Hippocrène a été décerné à une école primaire Qui depuis huit  années , mène des projets  avec d'autres pays européens .Les enfants vont partir en Slovénie cette année grâce au prix Hippocrène . Vous imaginez bien que les parents ont été embarqués dans l'histoire. Or  c'est  un village des hauts de France. Ils ont tous parlé d’Europe,  et du coup,  l'Europe est devenu quelque chose d'important pour eux. Aujourd'hui encore  malgré tous les efforts d'égalité Et le développement du rôles des pères, ce sont les mères qui éduque le plus leurs enfants Et éduquer ses enfants dans cette idée d’une Europe à la fois forte qui pourrait nous permettre d’être forte dans le reste du monde Ne peut se faire qu'en mettant un certain nombre de choses en commun Sinon chacun de nos pays sera rayé de la carte

 

 

Raphaëla Kitson-Pantano :" Pas de frontières entre scientifiques européens"

 

Raphaëla Kitson-Pantano est vice-présidente d’ESOF, organisme européen de promotion de la science et de la technologie. Engagée pour l’Europe dans le milieu scientifique, elle encourage les femmes à s’engager elles aussi dans des activités militantes européennes. C’est compatible, dit-elle,  avec une vie professionnelle et une vie privée.

Je suis européenne déjà parce que je suis née en France d'une maman britannique et d'un papa italien. Et donc pour moi l'Europe est une évidence, je la vis au quotidien. Aujourd'hui je suis une scientifique Et dans le milieu scientifique la communauté est extrêmement européenne. Parce que le partage de la connaissance et du savoir n’a pas de frontières, pour nous l'Europe est une évidence. ESOF est une conférence qui a lieu tous les deux ans Dans 1 pays différent. Elle rassemble 6000 chercheurs de disciplines différentes. Que ce soit les sciences telles que les mathématiques, la biologie,  la chimie mais aussi l'histoire, l’art, l’économie. Ces chercheurs rencontrent des journalistes scientifiques et aussi des hommes et des femmes politiques, des personnalités du monde du business. Ils discutent tous ensemble de la direction que prend la recherche en Europe , pour confronter les mêmes problématiques de manière interdisciplinaire .
Je pense que la construction européenne aujourd’hui se fait principalement par les hommes. Il n'y a pas suffisamment de femmes qui se mettent en avant et qui disent “L'Europe,  c'est aussi nous !” Aujourd'hui l'Europe doit se construire ensemble,  les hommes et les femmes. S'il y avait plus de femmes qui s'engageaient pour la construction européenne  et qui montraient  que c'est important pour elles, qui donnaient leur opinion, je pense que d'autres femmes suivraient  leurs pas. Plus il y aura de femmes qui ont des enfants, qui réussissent leur carrière, qui s'investissent dans l'Europe et qui montrent qu’avec une bonne organisation, de la volonté,  de la passion, on peut combiner une vie de femme, d’épouse   une vie  professionnelle  et de militante, alors plus de femmes suivront leurs pas.

 

Nicole Gnesotto :" Mon engagement européen"

 

Nicole Gnesotto est la présidente de l’IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale et de la chaire Europe du CNAM de Paris, le Conservatoire des Arts et métiers. Son expérience d’experte en dossiers de défense et de stratégie, l’a amenée à s’engager pour l’Europe. Elle regrette que l’univers des militaires en France soit encore trop masculin. Elle appelle les femmes à veiller à ce que leurs droits ne régressent pas en Europe.

Mon engagement européen est né doucemen. I Il date du début des années 80,  je dirai 1983. Il ne s’est  pas affirmé tout de suite ...Cet intérêt pour l'Europe m’est venu par un biais qui n'a rien à voir avec les affaires européennes: les affaires stratégiques. A  l'époque, au début des années 80 , du pacifisme européen, des manifestations contre les euromissiles Pershing et Cruise .Cela fait très longtemps  personne ne se souvient plus de cette affaire . Mais cela a été un des grands moments de contestation stratégique par les peuples, par les citoyens, des décisions nucléaires de l’OTAN. Et moi, à l'époque j'étais au Quai d'Orsay j'étais jeune rédactrice, et  je m'occupais des armes nucléaires à double capacité. Donc j'avais vraiment un dossier technique nucléaire. Tout ça m'a amené à prendre conscience qu'il y avait peut-être des intérêts européens différents des intérêts américains Et qu'il y avait peut-être une identité, une question stratégique européenne … que personne n'abordait  à l'époque, Il n'y avait pratiquement  aucune étude sur le sujet ! La défense européenne? on utilisait à peine ce terme ! Et donc petit à petit je me suis intéressée à ce qui faisait La spécificité de la sécurité de l’Europe.
J’évolue toujours dans ce milieu militaire, notamment par le biais de l’IHEDN. C’est un milieu très masculin. Il n'y a pas eu de nomination d'une femme “ Générale” depuis 3 ans.  Et encore la Générale que je connais a été nommée dans le service médical...
Je ne crois pas que dans le domaine des politiques européennes Il y ait  de politique qui s'adresse plus spécifiquement aux femmes aux hommes On peut s'intéresser à la politique agricole commune ou à la politique de défense, indépendamment de son genre.
Mais les femmes doivent être, plus qu’avant, attentives à ce que la cause des femmes ne régresse pas en Europe. sur les droits  qu’on croyait fondamentaux, que ce soit dans le  droit à la contraception, le droit à l'avortement...Parallèlement aux montées de mouvements populistes et d'extrême droite, on voit bien que l'une des premières manifestations de ces courants, c'est la régression des droit des femmes. Et moi je crois que les femmes doivent être très attentives parce que contrairement à ce que l'on croit, ces droits ne sont jamais acquis !

 


Marie-Laure Crogennec :" Initier les enfants à l’Europe"

 

Marie-Laure Crogennec est enseignante dans une école primaire de Guipavas en Bretagne. Elle mène dans sa classe des projets scolaires européens : décorations de Noël, participation au prix Hippocrène. Elle constate que les enfants sont de bons vecteurs pour faire progresser l’idée de l’Europe dans leur propre famille.

 

Ma passion pour l'Europe remonte à mes années de collégienne J'ai le souvenir d'avoir vraiment été Était passionné par les cours d'histoire et de géographie .Je devais être en 4e ou 3e.J'avais un professeur qui nous faisait découvrir l'Europe. C’était a ller à la rencontre d'autres pays,  d'autres cultures ...Je pense que ça a été la première étincelle .
J'enseigne à des élèves de 10 ans en dernière année d'école primaire. Et cette année, un des projets menés avec ma classe, c’est un  échange de décoration de Noël entre différents pays de l'Union européenne. C’est le programme “Christmas tree décoration exchange”. Ce projet mobilise énormément les enfants mais aussi très rapidement leur famille .À cet âge-là ils communiquent beaucoup après leur journée de classe et puis ils sont tellement impliqués et mobilisés que le projet continue à la maison. À peine arrivée à l'école ils me demandent tout de suite si nous avons  reçu du courrier… Donc ça communique dans tous les sens .
C’est à travers l'école effectivement que moi, à mon niveau, je peux toucher les femmes .Les mamans d'élèves, les mamies aussi pourquoi pas .C'est par l'intermédiaire des enfants Les enfants sont convaincus et quand ils sont convaincus, Ils arrivent de manière tout à fait pertinente à convaincre leurs parents On peut faire passer beaucoup de choses par l'intermédiaire des enfants.

 

Marie-Hélène Caillol : "Accompagner la démocratisation de l'UE"

 

Marie-Hélène Caillol est la présidente de l’association des amis de Franck Bianchéri et du laboratoire européen d’anticipation politique - LEAP - un think-tank européen indépendant qui réfléchit à la démocratisation européenne. Elle soutient également le collectif CitizensRoute, un marathon démocratique qui prépare les élections européennes de 2019 et qui est favorable au principe des listes trans-européennes. Marie-Hélène Caillol incite les femmes à s'engager davantage dans la réflexion sur les grands dossiers européens.
 

Je suis venue à l’Europe par le monde arabe. J’étais arabisante. Mon premier emploi a été un poste d'assistante technique pour les premiers programmes Euromed. J’ai mené en parallèle une  activité associative. J'ai rencontré Franck Biancheri qui est devenu ensuite mon compagnon.  Il était un Européen convaincu et activiste. J'ai donc à la fois travaillé comme consultante pour ce bureau d'assistance technique et je me suis engagée à l’association qui s'appelait à l'époque Prometheus Europe. J'y ai développé le réseau NICOMED, un réseau d'information entre la communauté et la Méditerranée. A la disparition de Franck Biancheri, j'ai essayé de garder son héritage, les réseaux, les idées, les organisations. J’ai poursuivi sur les rails qu'il avait posés. Pour avancer sur cet axe essentiel qui était le sien, la démocratisation européenne. Aujourd'hui, on continue de faire avancer des projets sur des thèmes comme la gouvernance de la zone euro. La démocratisation européenne avec notamment ce projet lancé en juillet dernier à Louvain-la-Neuve. Le projet Citizensroute qui acte qu'à l'horizon 2019 pour les élections européennes, il y aura quelque chose qui bouge. Des appels pour une élection trans-européenne, des partis politiques transeuropéens… Des idées pour lesquelles nous nous battons depuis 30 ans. Nous avons décidé d'accompagner ce mouvement de manière neutre, sans rentrer nécessairement dans le champ politique. À titre individuel éventuellement mais pas collectivement. Nous lançons la Citizensroute pour accompagner et rendre visible et compréhensible  la vie politique européenne émergente.

La politique telle qu'on la connaît est née à une époque où il y avait surtout des hommes. Les places sont un peu prises, je caricature un peu évidemment. Là, il y a une opportunité avec une vie politique qui émerge au niveau européen. Tout est à inventer, des générations nouvelles peuvent venir. Je pense aussi que c'est important que les jeunes se mobilisent sur cette dynamique là. Et les femmes, qu’elles soient  présentes dès le début. Sinon elles n’auront pas d'excuses ensuite pour dire : “ Il n’y  a que des hommes!”  Eh bien, il faut y être dès le début !

 

Fanny Cohen : « Citoyennes pour l’Europe à Berlin »

 

Fanny Cohen a créé en 2016 à Berlin avec  un petit groupe d’amies, « Bürgerinnen für Europa » , une antenne de l’association " Citoyennes pour l’Europe " . Trois débats franco-allemands ont déjà été organisés autour de thèmes comme les femmes en politique,  les femmes artistes, la santé. L’association de Fanny Cohen est soutenue à Berlin par l’office franco-allemand pour la jeunesse.
 

Ma sensibilité européenne vient d'abord de l'apprentissage de langues européennes. De l'allemand et de l'anglais que j'ai étudié au lycée. J'ai eu la chance de pouvoir faire des échanges scolaires  et universitaires en Allemagne. Et puis petit à petit, comme pour beaucoup de jeunes, c'est la rencontre avec d'autres Européens qui m'a fait me sentir concernée  par l’Europe , que j’ai découverte aussi par des stages au parlement européen. J'étais vraiment dans un milieu multiculturel

Mon engagement pour l'Europe, c'est d'avoir créée avec quelques personnes de mon entourage, la section berlinoise de l'association Citoyennes pour l'Europe. En 2016, on a commencé par un événement sur les femmes artistes en Europe.  Un deuxième événement a eu lieu en 2017 en amont de l’élection présidentielle française et de l’élection législative allemande. Sur le thème de la place des femmes en politique. Et nous allons organiser un troisième événement en 2018 sur la santé des femmes en Europe.
Au départ, mon association était composée de collègues et d’amies, en qui j'avais confiance. Elles ont la même sensibilité européenne que moi. Sensibilité  politique, égalité homme-femme. Je leur ai parlé du projet et cela les a tentées. Petit à petit, à chaque débat, de nouvelles personnes nous rejoignent. Il y a de plus en plus de monde. Nous sommes soutenues par l'Office franco-allemand pour la jeunesse.  On a un peu plus de visibilité et on souhaite grandir
Ce qui à du sens, c'est de faire participer les femmes. De leur faire prendre conscience de la valeur ajoutée qu'elles peuvent avoir sur des thématiques politiques ou qui peuvent les concerner directement. Leur place dans la société européenne, les discriminations dont elles sont victimes, l'égalité salariale, la maternité… il y a énormément de thématiques où les femmes ont des choses à dire. Elles peuvent s'exprimer sur ces sujets et on peut les intéresser à l'Europe.  

 

Claudine Hermann : "L'Europe des femmes scientifiques"

 

Claudine Hermann est présidente d'honneur de l'association Femmes et Sciences, qu'elle a cofondée en 2000. Elle est également active au sein de la plateforme européenne des femmes scientifiques (EPWS). Aide aux financements, promotion de la carrière, parité … L’ Europe donne l’impulsion aux Etats pour qu’ils soutiennent les femmes scientifiques.

 

Les premières fois où je me suis sentie européenne, c'était à l'époque où j'étais étudiante et où je participais à des chantiers Internationaux de jeunes. En Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark. Et puis évidemment dans mon métier d'enseignante chercheuse, j'ai eu l'occasion de rencontrer beaucoup de collègues européens et de participer à de nombreux colloques en Europe. A ma retraite, la plate-forme européenne des femmes scientifiques venait juste d’être créée. C'est une structure qui rassemble des associations nationales. Elle essaie de faire entendre la voix des femmes scientifiques auprès des institutions européennes. Le fait que des femmes scientifiques se rencontrent entre elles permet d'échanger sur les expériences, et de prendre ce qu'il y a de mieux chez nos voisins. Depuis 2001, il y a des missions parité au Ministère de la Recherche et au CNRS. Ce sont des bureaux qui s'occupent de la place  des femmes. Comment les promouvoir ? Comment les recruter ? Comment prendre en compte le fait que leur carrière n'évolue pas comme celle des hommes ? Soit à cause d’un congé maternité ou de la mutation du conjoint.  Et sur ces sujets, l'Europe a donné une impulsion importante.
A côté des grands concepts politiques, l'Europe a besoin des gens. Et cela marche dans les deux sens. Les citoyens ont des choses à dire aux parlementaires européens. Et dans l'autre sens, le Parlement a des choses à donner aux gens. Parmi les questions de société actuellement, il y a les abeilles et les produits qui les tuent. Il y a aussi les OGM,  les organismes génétiquement modifiés. Le Parlement européen discute de ces sujets. Il vote des lois et ces lois sont transposées dans les différents pays. Cela concerne donc les gens. C'est aussi le cas des pétitions, quand on n’est pas content du Roundup de Monsanto, des produits comme ça. Ces messages sont transmis au député et cela à un impact sur la vie quotidienne de tout le monde, des hommes et des femmes de l’Europe.

 

Catherine Lalumière : " L’Europe, un projet magnifique ! "

 

Catherine Lalumière, l’actuelle présidente de la Maison de l’Europe de Paris, a exercé de nombreuses fonctions dans les institutions européennes, notamment le secrétariat général du Conseil de l’Europe. Les valeurs portées par l’Europe comme la liberté et la démocratie devraient, pense-t-elle, inciter les femmes à s’intéresser au projet européen

 

Mon engagement vraiment sentimental, c'est au Conseil de l’Europe que je l'ai ressenti. C'est-à-dire à partir de la chute du mur de Berlin, de la réunification de l'Europe. Et là, vraiment, je me suis donné corps et âme à ce travail. C'est cette ouverture vers l'Europe centrale et orientale, c'est le contact avec ces hommes et ces femmes qui faisaient ces révolutions à l’Est. C'est tout cela qui m'a touché profondément et qui m’a fait sentir à quel point la construction européenne était un projet original et magnifique.
La communauté puis l'Union européenne et précédemment le Conseil de l'Europe…
Ces institutions se sont dès le départ beaucoup beaucoup préoccupé des droits des femmes. Il y a énormément de textes qui ont été adoptés pour améliorer le sort des femmes, pour que les femmes soient traitées à l'égal des hommes…
Simplement, il faut être vigilant. Je vois actuellement dans certains pays de l'Union européenne, des forces politiques qui en réalité demandent une régression du droit des femmes. Et de façon générale, une régression des droits de l’homme. Parler des dossiers économiques, de la monnaie …  Il faut en parler, c'est important.Mais il faut aussi parler des valeurs fondamentales qui sont l’âme de ce projet européen. Et je pense que les femmes encore plus que les hommes doivent être sensibles à cela.

 

Magali Lafourcade :" L’Europe, les femmes et les droits de l'homme"

 

Magali Lafourcade est magistrate, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) et senior expert pour l’agence européenne des droits de l’homme.

Elle travaille en concertation avec ses homologues européens pour la protection des droits et des libertés des citoyens. Elle se dit  Inquiète devant la montée des populismes, et suggère aux femmes de se mobiliser pour être mieux représentées au parlement européen.

 

Ma sensibilité sur les questions européennes est née  de mes études.Vers l'âge de 20 ans, j'ai passé une première année en Angleterre, à Oxford et à Londres. Et une deuxième année en Espagne avec des étudiants d'autres nationalités européennes. Nous avons réalisé ensemble un projet d'études.  Nous étions bien sûr très différents mais nous sentions plutôt ce qui nous réunissait. Et ce qui nous réunissait, c'était une véritable identité commune, des valeurs partagées, et c'était très fort.
Je travaille sur les droits de l'homme, et les droits de l’homme, ce sont les valeurs de l’Europe. Pour travailler sur les droits de l’homme, je suis en réseau avec d'autres institutions européennes  qui font la même chose que moi. Je travaille avec des agences,  en particulier l'Agence européenne sur les droits fondamentaux. Très concrètement, il y a des sujets qui traversent l'Europe. Les migrants, le terrorisme, le racisme. Nous traitons de ces sujets tous ensemble, chacun apportant l'expertise de son pays. Le but est d’arriver à échanger de bonnes pratiques, à faire converger les politiques et à être efficace sur le terrain. Pour que les Européens soient plus unis.

L'Europe traverse une crise, nous le ressentons tous. Et les femmes aujourd’hui, parce qu'elles ont des trajectoires qui n'ont rien à voir avec celles de leur grand-mère, peuvent avoir une action très concrète. Elles font des choses pour l'Europe dans leur quotidien professionnel ou personnel. Mais aussi en s’impliquant au niveau de la politique européenne , c'est une politique qui nous parle largement …
Les inquiétudes que perçoivent les femmes plus particulièrement sont liées à la montée des populismes, à la montée d’intolérance . Ce sont des sujets qui traversent l'Europe de façon assez homogène. On peut s'attendre à ce qu'il y ait un mouvement de femmes pour prôner des valeurs universelles. Des valeurs universelles qui sont portées  par l'Europe et par les citoyens, puisque l’Europe, ce sont les gens.  
L'autre inquiétude, c'est par rapport à la santé, par rapport à la planète. Il y a eu de nombreuses critiques contre la commission européenne. Je pense là aussi que les femmes peuvent être une force de dénonciation, une force d'influence pour faire avancer les choses dans le bon sens

 

Laurence Aubron : "Sensibiliser à l’Europe par la radio"

 

Laurence Aubron est la directrice d’Euradionantes, une radio européenne créée à Nantes en 2005 après le référendum sur le traité constitutionnel européen. La radio forme notamment de jeunes Européens au métier de journaliste. Laurence Aubron encourage les femmes à s’informer sur les programmes européens, pour mieux défendre leurs droits.


Je crois que mon engagement européen est né lorsque je suis partie aux États-Unis. J'avais une vingtaine d'années, j’ai passé  un peu plus d'un an à Détroit. Et là, je me suis vraiment rendu compte là-bas que la vie était complètement différente . Jje me suis sentie très européenne à ce moment-là. Le deuxième moment-clé de mon engagement européen, je pense comme beaucoup de Français - date de 2005, du référendum sur la constitution européenne. En 2005, j’ai démarré mon projet de radio à Nantes. C'était le résultat de cette incompréhension entre Français. Des informations contradictoires, une incapacité à savoir ce qui se passait, à comprendre le fonctionnement des institutions européennes. Euradionantes, c'est une radio européenne de proximité. C'est quelque chose qui n'existait pas auparavant. J'ai voulu lancé ce projet à Nantes pour rapprocher les citoyens de l'Europe .J'apprends aux jeunes Européens à être des  journalistes européens de proximité. C'est-à-dire de faire de l'information européenne à partir de n'importe quel territoire. Avec sa sensibilité et avec sa culture, d’apporter autre chose comme type d’informations .
J'ai envie de dire aux femmes qu'elles doivent se rapprocher du projet européen. On a vu que depuis le démarrage de ce projet, si les droits ont progressé, c'est grâce au projet européen. Il a fait avancer l'égalité entre les hommes et les femmes, la formation, l'accès à l'emploi … ça c'est pas rien, même si tout cela est très lent .Il y a quand même des directives qui ont fait progresser le droit des femmes.  Aujourd'hui,  je dis qu’on ne peut pas laisser les institutions faire n'importe quoi, qu’elles ont une responsabilité par rapport aux femmes. Oui, c'est ce que je prône aujourd'hui et j’ai bien l'intention par un média radio de l'expliquer et de l'exprimer

 

 

Martine Méheut :" Préparer les élections européennes de 2019"

 

Les élections du parlement européen auront lieu en mai 2019. L’association Citoyennes pour l’Europe anticipe cette élection, en commençant dès 2018 à mobiliser les femmes françaises. Objectif : qu’elles soient plus nombreuses à participer au scrutin.

 

J’ai été absolument affolée quand j'ai eu les résultats des dernières élections européennes de 2014. La France a le bonnet d’âne. Il y a 11 % de différence de participation entre les hommes et les femmes : 36 % des femmes ont voté contre 48 % pour les hommes. Alors qu'en Suède, 58 % de femmes sont allés voter.
Pour les prochaines élections au Parlement européen en 2019, il est grand temps de se mettre au travail. Voir comment on va pouvoir rassembler un certain nombre de citoyennes. Il nous a pas échappé qu'il y a actuellement un certain nombre d'organisations féminines qui se développent un peu partout. Et donc Il faut aller les rencontrer. Et voir comment ensemble on peut organiser cette préparation aux élections européennes.

 

Parlement européen : pourquoi aller voter en 2019 ?

Des Françaises, toutes générations confondues, résument en quelques mots pourquoi elles iront voter aux élections européennes de 2019. Ces femmes ont été sollicitées par l’association « Citoyennes pour l’Europe » pour faire passer un message personnel auprès des électrices. La mobilisation est nécessaire pour cette élection où les femmes ont tendance à voter moins que les hommes : - 11 % en 2014.

 

Moi j'irai voter pour trois raisons. La première, c'est parce que c'est mon devoir.
La deuxième, parce que des femmes se sont battues pour me donner le droit de vote. Il ne faut pas prendre ça comme un fait accompli. Et la troisième, c'est que je veux participer à la construction démocratique de notre Europe Et le message que je donnerai aux femmes c’est : “ Il faut aller voter, c'est ton vote, c'est ton choix !

Il faudrait communiquer davantage sur l'engagement européen. Inciter plus de femmes à s'engager sur des listes de candidates aux élections européennes. Aujourd'hui avec les règles de parité homme-femme c'est plus facile. Qu’elles n'aient pas peur de se dire : “ Allez, j'y vais ! ”

Il faut voter aux élections de 2019 parce qu’Il ne faut pas qu'il y ait plus de 100 députés anti européens au Parlement.  Ils sont actuellement une centaine sur 700,  ça va mais il ne faut pas qu'il y en ait plus. Je crois vraiment que si on ne fait pas plus d’Europe, les jeunes générations verront l e monde obéir à des règles qui sont écrites par d'autres
J'irai voter en 2019 parce que je crois dans la capacité de l'Europe de respecter les valeurs de liberté, de paix, de démocratie qui sont des causes qui me sont chères. Sans les eurodéputés, qui votent des lois importantes pour notre avenir, ces valeurs ne sera pas promues

 

Je dirais aux femmes particulièrement d'aller voter parce que l'Europe ne les oublie pas. L'Europe les associe à ses travaux et l'Europe reconnait leur travail

Aujourd’hui , Il y a une chance, si on s'organise bien , quand on est déjà à dimension européenne , quand on a des idées vraiment fortes, d’entraîner ou de faire partie de mouvements qui entraînent pour essayer d'être au Parlement européen et de faire venir des idées nouvelles

Aujourd'hui, on a tout intérêt à se regrouper, à monter un vrai réseau qui pèse au niveau européen et qui fasse qu'à un moment donné, on nous entende.

Il n’y a encore que 31 % de femmes députées européens, c'est inadmissible. Il faut avoir une juste représentation de chacun. Et je dirai : “Ne laissons pas notre destin dans les mains des hommes! 

 

 

Réagir


  • CAPTCHA

Rechercher sur le site

ADHERER

Qui sommes nous ?

Café-Citoyennes pour l'Europe-Paris

Cafés-Citoyennes pour l'Europe-Bruxelles

Bürgerinnen für Europa

ECOUTER

FAIRE ENTENDRE

CITOYENNES

POUR L' EUROPE

CITOYENNES D'EUROPE

L'EUROPE POUR LES CITOYENNES

Environnement

Prouver l'Europe par le mouvement

L'EUROPE INSPIREE

L'EUROPE ET SES ETOILES

L'EUROPE DES ARTISTES

TRIBUNES .....

A LIRE !

BIBLIOTHEQUE

ESPACE PRIVE

LA LETTRE DE CITOYENNES POUR L'EUROPE

Espace Membre

Newsletter

  • Restez informé.e ! Notez votre adresse mail : une fois par semaine, vous recevrez notre newsletter. Nous vous adresserons également des invitations participer à nos événements. Citoyennes pour l'Europe conserve cette adresse uniquement pour cet usage. Votre adresse n'est ni échangée ni vendue à des acteurs commerciaux ou associatifs.



Dernières modifications

Twitter

RT @JeanMarieCAVADA: Je serai ce soir à la conférence de @citoyennes_eur, venez nombreux! https://t.co/ix2DstCX7G
le 20/11/2017
#Bruxelles, capitale de la transparence? Notre conférence demain, 20/11,18h, ,PressClub Bruxelles, avec? https://t.co/e8YfKxPlZD
le 19/11/2017
Nvel Edito @citoyennes_eur, à propos du discours annuel sur l'Etat de l'#UE, #juncker, @MartineMeheut? https://t.co/97t1Tu4rZ9
le 21/09/2017
Nous relayons @UPconferences : #insertion jeunes #Europe https://t.co/NfH2hDoM8F
le 16/09/2017
RT @CarenewsCom: |À lire| compte rendu du café-débat @citoyennes_eur sur la place de la femme politique dans les élections allemandes https?
le 08/09/2017

Dons