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discours sur l'état de l'Union européenne

discours sur l’état de l’Union de Jean-Claude Juncker le 14 09 2018

 

Le 12 septembre 2018, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a prononcé son quatrième discours sur l’état de l’Union européenne (UE), le dernier de son mandat. L’exercice du discours annuel permet à la Commission de présenter le bilan de son action ainsi que d’esquisser ses projets. Ce moment solennel,( inspiré du modèle américain ), a été instauré par le traité de Lisbonne.

 

"Les alliances d’hier ne seront peut-être plus les alliances de demain"

Dans un monde où l’ordre international d’après 1945 est mis en cause, le président de la Commission a appelé l’Europe à devenir un "acteur global" grâce à la puissance politique économique et militaire partagée de ses États membres. Il a plaidé en faveur d’une Union européenne de la défense. Devenir plus "responsables" et plus "indépendants" pour prendre de "l’influence sur le cours des affaires mondiales", tel est le vœu exprimé par Jean-Claude Juncker qui a déclaré : "Cette conviction qu’unis nous sommes plus grands est l’essence même de ce que veut dire faire partie de l’Union européenne".

Pour renforcer la capacité "à parler d’une seule voix en matière de politique étrangère", la Commission propose à nouveau de passer au vote à la majorité qualifiée "dans certains domaines des relations extérieures de l’UE". Aujourd’hui, un seul État membre est en mesure de bloquer toute décision en matière de politique étrangère.

La Commission a pour objectif de mobiliser les États membres pour passer d’une relation politique à une relation économique et commerciale approfondie avec l’Afrique. Un autre sujet sur lequel il est indispensable que l’Union fasse preuve de leadership est le Brexit.

 

L’euro, instrument de la souveraineté européenne

Pour Jean-Claude Juncker, l’euro, deuxième monnaie la plus utilisée au monde à laquelle 60 pays lient d’une manière ou d’une autre leur monnaie nationale, doit jouer pleinement son rôle sur la scène internationale. "Il est aberrant que l’Europe règle 80% de sa facture d’importation d’énergie – qui s’élève à 300 milliards d’euros par an – en dollars américains alors que 2% seulement de nos importations d’énergie nous proviennent des États-Unis. Il est aberrant que les compagnies européennes achètent des avions européens en dollars et non pas en euros". La Commission présentera, avant la fin 2018, des propositions dans ce sens.

Huit mois avant le scrutin européen de 2019, le président de la Commission a rappelé que les polémiques entre les gouvernements et les institutions européennes ne permettent pas au projet européen d’avancer. Démontrer aux citoyens que l’Europe surmonte les différences entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest, la gauche et la droite, est un enjeu primordial. "L’Europe est trop petite pour se diviser, une fois par deux, une fois par quatre".

 

Sur la toile publique :État de l’Union en 2018 : l’heure de la souveraineté européenne a sonné, Commission européenne http://www.vie-publique.fr/images/link_ext.png



l'expertise locale européenne de l'intégration


 

Des élus locaux de villes et de régions d’Europe appellent l’UE à s’appuyer sur leur expertise en matière d’intégration des demandeurs d’asile.

 

« L’Union européenne doit adopter une législation unique sur les migrations », a déclaré Rainer Haas, co-président du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) et président du Comté de Ludwigsbourg (Allemagne), lors de la conférence « Égalité, Diversité et Inclusion » organisée par le CCRE.

Cet événement qui a rassemblé des représentants de régions et de villes à Bilbao du 11 au 13 juin  avait pour ambition de discuter de justice sociale, de lutte contre les discriminations, de genre, de démocratie innovante et de gouvernement ouvert.

Mais les sujets de l’immigration, de ses conséquences et de l’intégration, étaient sur toutes les lèvres, dans la foulée de la crise de l’Aquarius.

La conférence a en effet commencé le jour où l’Espagne a donné le feu vert au navire humanitaire pour accoster à Valence. La nouvelle a été accueillie par une salve d’applaudissements de la part des délégués.

 

la suite : uploaded/villes-et-inta-gration.pdf



nouveau gouvernement espagnol

Résolument pro-européen, audacieusement féminin et politiquement cohérent, il y a quelque chose de rassurant dans la composition du gouvernement présenté par le premier ministre, Pedro Sanchez

 

 

cliché JJ GUILLEN  (AP)  Madrid le 07/06/18 le Gouvernement de Pedro Sanchez autour de Felipe VI

Le nouveau gouvernement espagnol, un antidote au populisme

 

Editorial du « Monde ».

En ces temps de montée du populisme en Europe, il y a quelque chose de rassurant dans la composition du nouveau gouvernement espagnol, présenté jeudi 7 juin au roi Felipe VI par le premier ministre, Pedro Sanchez. C’est un gouvernement résolument pro-européen, audacieusement féminin et politiquement cohérent. Le message est clair : ancrage dans l’Union européenne (UE), stabilité économique et ouverture à la société civile. Ce qui devrait être la norme dans nos démocraties occidentales est devenu si rare que la démarche mérite d’être saluée.

Avec onze femmes sur dix-sept ministres, l’Espagne innove de nouveau. « Ce n’est plus le Consejo de ministros, c’est le Consejo de ministras », plaisante-t-on à Madrid. Un autre gouvernement socialiste, celui de José Luis Rodriguez Zapatero, avait déjà montré la voie en 2005, introduisant pour la première fois en Europe, après la Suède, la parité dans une équipe gouvernementale.

Soutien hétérogène

Pedro Sanchez franchit, lui, un autre palier : il a identifié tant de femmes qualifiées pour des postes de ministre que la parité est largement dépassée. C’est historique et c’est une juste reconnaissance du formidable combat que la société espagnole moderne a mené pour l’égalité entre les sexes. Il faut souhaiter que le prochain palier, partout en Europe, soit celui où le nombre de femmes dans les nouveaux gouvernements ne soit plus un sujet.

Politiquement, la tâche n’était pas aisée pour Pedro Sanchez, dont le parti social-démocrate, le PSOE, est très minoritaire, avec seulement 84 des 350 sièges aux Cortes. Il doit son accession au pouvoir davantage au rejet de son prédécesseur, Mariano Rajoy, victime d’une motion de défiance, qu’à l’adhésion à sa propre personne.

Elu président du gouvernement grâce au soutien hétérogène de divers partis, de la gauche radicale Podemos au parti nationaliste basque (PNV) de centre-droit, en passant par les indépendantistes catalans de gauche comme de droite, il a choisi de compenser cette fragilité en donnant la priorité à la compétence plutôt qu’au saupoudrage d’allégeances politiques. Le résultat est une équipe sagement monocolore, d’orientation centriste.

Le défi est de taille

Enfin, ce gouvernement confirme la fidélité de l’Espagne au projet européen et sa volonté de contribuer à son approfondissement. Josep Borrell, le nouveau ministre des affaires étrangères, ancien président du Parlement européen, saura sans doute mieux que son prédécesseur expliquer aux partenaires de l’Espagne dans l’UE l’enjeu de la douloureuse question de la Catalogne, dont il est lui-même originaire. La nouvelle ministre de l’économie, Nadia Calviño, jusqu’ici directrice générale du budget à la Commission européenne, sera chargée de rassurer Bruxelles sur la politique économique espagnole.

Ce gouvernement, centriste, créatif et modéré, semble à même de répondre aux attentes d’une grande partie de la société espagnole, désireuse de changement, mais soucieuse d’éviter l’instabilité. Le défi est de taille, au-delà de la faiblesse de sa base parlementaire. Il lui faut trouver un consensus sur les principales urgences : rétablir le dialogue avec la Catalogne, régénérer les institutions démocratiques, garantir l’indépendance des médias publics comme de la justice, revenir sur la polémique sur la loi de sécurité et ses restrictions des libertés publiques, notamment.

Il faut donc espérer que les rivalités des partis politiques ne prennent le dessus trop rapidement. Cette « dream team » ­mérite une chance – pour l’Espagne, et pour l’Europe.

 

À partir de l’adresse <https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/08/le-nouveau-gouvernement-espagnol-un-antidote-au-populisme_5311709_3232.html>

 

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